
Le choix des espèces replantées est déterminant pour les projets de reforestation. Certains types d’arbres appauvrissent durablement les sols en pompant les éléments nutritifs ou en acidifiant les terres. Le risque est celui de la stérilisation irréversible des sols. Les espèces sélectionnées dans le cadre du projet au Mali répondent à une exigence de fertilisation des sols et de restauration du cycle hydrologique.
Le balanzan, espèce centrale du modèle de replantation, est une légumineuse qui enrichit le sol grâce à son apport en matière organique et en azote.
La seconde difficulté, à l’origine de l’échec d’un certain nombre de projets de reforestation, réside dans le caractère « long terme » d’un projet de ce type. Pour s’assurer non seulement de l’adhésion des populations locales mais aussi du portage du projet dans son ensemble par les acteurs locaux, il est indispensable de faire de la reforestation un programme porteur de développement économique à moyen terme. La clé du système agro-forestier proposé repose ainsi sur l’association d’espèces complémentaires (proposis, balanzan, eucalyptus, jujubier, manguier entre autres), chaque arbre ayant une fonction précise permettant de répondre à l’urgence de lutter contre la désertification et, dans le même temps, à la nécessité d’améliorer les conditions de vie des populations locales. Les arbres à croissance rapide comme l’eucalyptus (bois d’oeuvre et bois énergie), les espèces fourragères et fruitières permettront ainsi d’augmenter les revenus mais également de rééquilibrer l’alimentation des familles concernées.
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