En Afrique les chefs de villages, les notables et les élus locaux sont investis d’une certaine autorité et d’une certaine respectabilité qui les autorisent à pendre des engagements concernant des projets à base communautaire, sans craindre une éventuelle remise en cause de la part de leurs concitoyens. C’est ce qu’a compris l’équipe de coordination du projet Trees and life à Vélingara, sud du Sénégal.
Lors d’une rencontre mardi 02 mars dernier, le commandant des Eaux et Forêts Malick Ndiaye de l’unité locale du projet de gestion intégré des écosystèmes du Sénégal, basée à Tambacounda au sud-est du Sénégal, n’a pas eu de difficultés à convaincre les délégués des 16 villages d’intervention du projet, dans la zone de Téyel, de la pertinence de la mise en place d’une forêt communautaire.
Parti des expériences réussies de réserves communautaires autour du parc national du Niokolo koba, le technicien a pu susciter une adhésion collective sur la création d’une réserve naturelle communautaire dans leur terroir. Bakary Sabaly, chef du village de Téyel a levé un coin du voile de l’intérêt d’une telle initiative. Il a noté: » La création d’une forêt communautaire fera des populations les gestionnaires des ressources naturelles locales qu’elles auront à cœur de surveiller, de protéger jalousement, d’en empêcher la destruction et d’en profiter au maximum.»
L’accord de principe acquis, l’équipe de Madické Seck peut engager, avec ses partenaires, les autres étapes du processus. Il s’agit de la délimitation de l’espace, d’une délibération du conseil rural sur la question, de la création de comités de surveillance dans les villages, la formation de ces comités et l’élaboration d’une charte de bonne conduite consensuelle.
Plus d’information sur http://www.treesandlife.com/blog/
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